Comment rouler vraiment écologique ?

Selon nos gouvernants, logiquement relayés par les médias, pour polluer moins, il faut acheter une nouvelle voiture. Si, cette démarche est utile à la croissance économique et aux bénéfices des multi-nationales, est-ce vraiment la meilleure solution pour notre planète ?

 

Si les nouveaux moteurs thermiques à injection directe émettent moins de CO2, ils rejettent en contre-partie des particules fines particulièrement cancérigènes. Et, ce n'est pas les FAP (filtres à particules) qui solutionneront le problème, puisqu'ils doivent être régénérés régulièrement pour pouvoir continuer à fonctionner. Or, lors de ces phases de régénération, toutes les particules stockées sont alors envoyées en grande quantité dans l'atmosphère, mais bien sûr hors des villes, ce système est donc très hypocrite... De plus, il faut savoir que la durée de vie d'un moteur à injection directe est beaucoup plus courte qu'un moteur à injection indirecte. D'ailleurs, la garantie légale européenne sur un véhicule est maintenant limitée à seulement 5 ans ou 150 000 km !

 

De plus, la fabrication d'un nouveau véhicule implique une très grande consommation d'énergie et de matériaux. Si on ajoute le recyclage, souvent partiel, d'une voiture ancienne entraîne, le bilan sur le plan de la pollution s'avère particulièrement négatif. Même le constructeur japonais Toyota a l'intelligence de le reconnaître... 

 

Il faut savoir que l'adaptation d'un véhicule ancien à essence pour fonctionner à l'E85, permet à ce dernier, d'émettre à peine plus de CO2 que les véhicules modernes et sans particules fines.

En conclusion, contrairement aux idées reçues, garder et entretenir une ancienne voiture à essence est beaucoup plus écologique et aussi bien plus économique  que de la mettre à la casse pour en acheter une récente !

Voir aussi le site de Lucien Villemin