Guide achat occasion flexfuel

Vous souhaitez changer de voiture et recherchez une voiture d'occasion qui puisse rouler indifféremment au superéthanol (E85) et/ou à l'essence (SP95/98) ?

 

Pour une transaction en toute confiance, le gouvernement a mis en place Histovec, afin de connaître l'historique d'un véhicule d'occasion. Il vaut mieux acheter un véhicule à un particulier avec un historique connu qu'à un négociant automobile avec une pseudo-garantie de 3 ou 6 mois.

 

Les occasions flexfuel d'origine sont rares et chères (VW multifuel, Ford ou Citroën bioflex, Dodge FFV, Volvo flexifuel, Cadillac flexpower, Saab biopower...). Aussi, nous vous donnons quelques conseils dans le choix d'un véhicule à essence afin de l'équiper d'un kit éthanol et de disposer ainsi d'une voiture flexfuel à votre goût.

 

NB : évitez d'acheter un véhicule avec une carte grise modifiée en flexfuel ! En effet, vous n'avez aucun véritable moyen de contrôler l'installation. Il se peut très bien que le boîtier ne soit même pas (ou plus) présent ou qu'il ne soit pas branché car il ne fonctionne pas avec la motorisation de la voiture.

 

Pour information, les marques japonaises (Toyota, Honda, Suzuki, Mazda et anciennes Nissan), sont très loin devant les autres en terme de fiabilité. Même avec un fort kilométrage, elles vieillissent 2 à 3 fois mieux que les marques européennes, coréennes ou américaines. 

Pour les véhicules plus récents (à partir de 2000), il faut distinguer les moteurs à injection multi-points classique de ceux à injection directe. Pour consulter la liste des véhicules compatibles avec un boîtier E85 : cliquez ici !

 

NB : pour disposer d'une vignette Crit'Air 1, il faut impérativement acheter un véhicule à essence avec la norme Euro 5 ou 6 (à partir de 2011) ou 2006 pour le Crit'Air 2.

Moteurs à injection indirecte

Sauf exceptions, tous les moteurs à injection indirecte (multi-points ou semi-séquentielle) sont compatibles avec la pose d'un kit de conversion au bio-éthanol et notamment la plupart des véhicules hybrides ou hybrides rechargeables. 

Pour information, les plus installés par l'atelier sont : Renault/Dacia 0.9 TCE et Toyota Hybride 1.8.

Moteurs à injection directe (à éviter)

Connue pour son manque de fiabilité dans le temps, la technologie à injection directe est apparue sur les véhicules récents uniquement afin de réduire les émissions de CO2 et surtout éviter les malus. Outre une consommation d'huile excessive (jusqu'à un litre pour 1000 km), passés 100.000 km ou même bien avant sur certains moteurs, les soupapes d'admission sont goudronnées engendrant des pertes de puissance et des ratés et seul un nettoyage mécanique, donc onéreux, est réellement efficace. De plus, ces moteurs émettant en contre-partie beaucoup plus de particules fines, la quasi-totalité, depuis 2019, sont tenus d'être équipés d'un FAP (Filtre à Particules) avec les problèmes qui peuvent en découler.

Enfin, l'installation d'un kit flexfuel pour une injection directe est complexe et ne fonctionne pas toujours, surtout sur les moteurs récents notamment français (Renault 1.2 TCE ou PSA 1.2 Puretech), qui connaissent par ailleurs déjà des problèmes à l'essence. 

Malheureusement, avec les contraintes de pollution et les malus qui en découlent, beaucoup de véhicules (depuis 2016) sont équipés de ces motorisations : Peugeot/Citroën THP ou Puretech, Renault TCE (versions de plus de 100 cv), Nissan DIGT, Kia/Hyundai GDI, TSI/FSI chez VAG, la plupart des moteurs essence Mercedes et BMW depuis 2008, etc...

Les moteurs à éviter

Les moteurs recensant le plus grand nombre de soucis sont le 1.2 TCE/DIGT (plus de 100 cv) de chez Renault, les moteurs VTI/THP et Puretech de chez Peugeot ou Citroën (monté aussi sur Mini). La plupart des moteurs essence du groupe VAG (VW-Seat-Skoda) ont aussi fréquemment des problèmes amplifiés avec l'utilisation de l'E85.

Voici quelques liens sur les nombreux problèmes avec ces moteurs récents :

Classement fiabilité des modèles en 2018 (source Argus - le Parisien) : les japonaises bien sûr en tête...


Les moteurs les plus simples à équiper soi-même :

Renault  : Clio II (après 2005), Clio IIITwingo I (après 2005), Twingo II

Dacia : Sandero I, Logan I

Fiat : 500, 500L, Bravo II, Doblo II, Panda III, Punto EVO, Grande Punto, Tipo II

Alfa Romeo : Giulietta, Mito

 

Marques de moteurs fonctionnant le mieux à l'E5 : Toyota, Fiat, Renault, Opel, BMW