Anciennes et E85

Contrairement à certaines idées reçues, tout moteur à essence est capable de fonctionner à l'éthanol. Avant 2000, on trouve différents systèmes d'alimentation en carburant : carburateur, injection mécanique ou déjà électronique (monopoint ou multipoints).

 

Le principal bémol concerne l'utilisation du caoutchouc dans les durites de carburant sur les véhicules avant 1992. En effet, l'alcool dissout naturellement celui-ci entraînant logiquement des fuites. Aussi, il est donc indispensable de les remplacer par de la durite récente en vinyle. Cela dit vu l'âge de ces véhicules, ce changement aurait normalement déjà dû être fait même en fonctionnant à l'essence.

Carburateur

Moteur carburateur E85

Il est possible d'adapter un carburateur afin que le moteur puisse fonctionner avec de l'E85.

Pour obtenir le bon mélange, la modification consiste à augmenter la taille des injecteurs (principal et ralenti) de 15% environ ainsi que l'avance à l'allumage de 4° afin de bénéficier d'un gain de couple et de puissance tout en limitant la surconsommation.

 

Attention, une fois la modification effectuée, celui-ci ne pourra plus fonctionner qu'avec de l'E85, sauf à revenir en arrière. Vous trouverez facilement sur Internet des informations sur la procédure.

A titre d'exemple, voici une explication détaillée pour les 205 à carburateurs.

 

 

NB : sur les carburateurs anciens (avant 1980), outre les durites, certains alliages d'aluminium peuvent se révéler incompatibles avec l'éthanol.

Injection mécanique

Injection KJ-Tronic E85

Ce type d'injection équipe quelques modèles de véhicules des années 70/80 jusqu'à début 90 ; le système le plus commun étant le Bosch K-Jetronic monté essentiellement chez Mercedes, Volvo et Volkswagen ainsi que quelques Peugeot. Dans ce cas, la modification est beaucoup plus complexe et demande des compétences particulières en matière de réglage de plateau sonde et de contre-pression.

 

Comme pour le carburateur, la modification d'une injection mécanique oblige à ne plus mettre que l'E85 dans le réservoir.

Injection monopoint

Injection monopoint E85

L'injection monopoint était fortement répandue pendant les années 90 (essentiellement entre 1993 et 1996). Il est apparu avec l'ajout obligatoire d'une sonde lambda. Le système repose sur l'ajout d'un injecteur dans la buse du carburateur. L'injection étant dosée par un calculateur très basique.

  

Dans ce cas l'adaptation est assez simple. Il faut remplacer la pompe à carburant d'origine (environ 1.1 bar) par une plus puissante (environ 3 bars) et d'ajouter un régulateur de pression réglable sur la ligne de retour de carburant. Ensuite, il suffit d'augmenter la pression d'environ 50%. De plus, si l'allumeur le permet, il est judicieux d'augmenter aussi l'avance à l'allumage de 4° afin de gagner en puissance et en consommation.

Injection multipoints

L'injection électronique multipoints a commencé à apparaître à la fin des années 70, début 80. Quelle soit séquentielle (chaque injecteur est piloté individuellement) ou semi-séquentielle (deux injecteurs à la fois), il faut, avant tout, vérifier l'impédance des injecteurs.

 

Pour cela, il suffit d'utiliser un Ohmmètre aux deux bornes d'un injecteur est de mesurer la valeur.

Si celle-ci se situe entre 2 et 5 Ohms (basse impédance), alors la conversion avec un kit éthanol du marché n'est normalement pas possible. Il faut prévoir une adaptation.

Si elle se situe entre 10 et 16 Ohms (haute impédance) alors les kits éthanol actuels pourront logiquement fonctionner.

 

Enfin, si le véhicule date d'avant 1993, le plus souvent il ne dispose pas encore d'une sonde lambda. Aussi, dans ce cas, il est impératif de choisir un kit E85 disposant d'un capteur éthanol, afin d'obtenir le mélange air/carburant parfait.